Les poèmes de jules Laforgue
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Il doit être minuit. Minuit moins cinq. On dort.
Chacun cueille sa fleur au vert jardin des rêves,
Et moi, las de subir mes vieux remords sans trêves,
Je tords mon cœur pour qu'il s'égoutte en rimes d'or.
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Veillée d'avril
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Tout, paysage affligé de tuberculose,
Bâillonné de glaçons au rire des écluses,
Et la bise soufflant de sa pécore emphase
Sur le soleil qui s'agonise
En fichue braise...
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Solutions d'automne
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Oh, laisse-moi tranquille, dans mon destin,
Avec tes comparaisons illégitimes !
Un examen plus serré ferait estime
Du moindre agent,... - toi, tu y perds ton latin.
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Nuage
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Ô virtuosités à deux et, vrai ! si seules,
Êtes-vous bien la clef des havres de l'Oubli?
Ou nous faut-il tourner à mort la grise meule
Des froments pour l'Hostie à qui Dieu fait la gueule
En coeur? Errer jusqu'à l'octroi des Ramollis ?...
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Moeurs
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Ô virtuosités à deux et, vrai ! si seules,
Êtes-vous bien la clef des havres de l'Oubli?
Ou nous faut-il tourner à mort la grise meule
Des froments pour l'Hostie à qui Dieu fait la gueule
En coeur? Errer jusqu'à l'octroi des Ramollis ?...
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Moeurs
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Ô saisons d'Ossian, ô vent de province,
Je mourrais encor pour peu que t'y tinsses
Mais ce serait de la démence
Oh! je suis blasée
Sur toute rosée
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La petite infanticide
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C'est d'un' maladie d' coeur
Qu'est mort', m'a dit l' docteur,
Tir-lan-laire !
Ma pauv' mère ;
Et que j'irai là-bas,
Fair' dodo z'avec elle.
J'entends mon cœur qui bat,
C'est maman qui m'appelle !
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La chanson du petit hypertrophique
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Astres lointains des soirs, musiques infinies,
Ce Coeur universel ruisselant de douceur
Est le coeur de la Terre et de ses insomnies.
En un pantoum sans fin, magique et guérisseur
Bercez la Terre, votre soeur.
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Hypertrophie
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C'est le trottoir avec ses arbres rabougris.
Des mâles égrillards, des femelles enceintes,
Un orgue inconsolable ululant ses complaintes,
Les fiacres, les journaux, la réclame et les cris.
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Dans la rue
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Je fume, étalé face au ciel,
Sur l'impériale de la diligence,
Ma carcasse est cahotée, mon âme danse
Comme un Ariel ;
Sans miel, sans fiel, ma belle âme danse,
Ô routes, coteaux, ô fumées, ô vallons,
Ma belle âme, ah ! récapitulons.
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Solo de lune
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Je suis la Gondole enfant chérie
Qui arrive à la fin de la fête,
Pour je ne sais quoi, par bouderie,
(Un soir trop beau me monte à la tête !)
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Soirs de fête
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Passants, m'induisez point en beautés d'aventure,
Mon Destin n'en saurait avoir cure ;
Je ne peux plus m'occuper que des Jeunes Filles,
Avec ou sans parfum de famille.
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Sancta simplicitas
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