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Vers inédits
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……Si j'avais vécu dans ce temps de l'antique Rome....
Des belles voluptés la voix enchanteresse
N'aurait point entraîné mon oisive jeunesse.
Je n'aurais point en vers de délices trempés,
Et de l'art des plaisirs mollement occupés,
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Si j'avais vécu dans ce temps de l'antique Rome ]
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Vers inédits
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Fille de Pandion, ô jeune Athénienne,
La cigale est ta proie, hirondelle inhumaine,
Et nourrit tes petits qui, débiles encor,
Nus, tremblans, dans les airs n'osent prendre l'essor.
Tu voles; comme toi la cigale a des ailes.
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Fille de Pandion ]
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Vers inédits
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La nymphe l'aperçoit et l'arrête et soupire.
Vers un banc de gazon, tremblante elle l'attire;
Elle s'assied. Il vient timide avec candeur,
Ému d'un peu d'orgueil, de joie et de pudeur.
Les deux mains de la nymphe errent à l'aventure.
L'une, de son front blanc, va de sa chevelure
Former les blonds anneaux. L'autre de son menton
Caresse lentement le mol et doux coton.
Approche, bel enfant, approche, lui dit-elle,
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La nymphe l'aperçoit ]
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Vers inédits
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Que les deux beaux oiseaux, les colombes fidèles,
Se baisent. Pour s'aimer les dieux les firent belles.
Sous leur tête mobile, un cou blanc, délicat,
Se plie, et de la neige effacerait l'éclat.
Leur voix est pure et tendre, et leur ame innocente,
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Que les deux beaux oiseaux ]
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Vers inédits
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…Comme aux bords d'Eurotas
Lorsqu'une épouse est près du terme de Lucine,
On suspend devant elle, en un riche tableau,
Ce que l'art de Zeuxis anima de plus beau;
Apollon et Bacchus, Hyacinthe, Nérée,
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Comme aux bords d'Eurotas ]
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Vers inédits
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Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
Chacun d'un front serein déguise ses misères.
Chacun ne plaint que soi. Chacun dans son ennui
Envie un autre humain qui se plaint comme lui.
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Tout homme a ses douleurs ]
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Vers inédits
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Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs
Il n'est plus de soutien de tes jours chancelans,
Que ton fils orphelin n'est plus à son vieux père
Renfermé sous ton toit et fuyant la lumière.
Un sombre ennui t'opprime et dévore ton sein.
Sur ton siège de hêtre, ouvrage de ma main,
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Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs ]
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Vers inédits
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Blanche et douce colombe, aimable prisonnière,
Quel injuste ennemi te cache a la lumière?
Je t'ai vue aujourd'hui (que le ciel était beau!)
Te promener long-temps sur le bord du ruisseau ;
Au hasard, en tous lieux, languissante, muette,
Tournant tes doux regards et tes pas et ta tête.
Caché dans le feuillage, et n'osant l'agiter,
D'un rameau sur un autre à peine osant sauter,
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A mademoiselle de Coigny ]
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Poèmes
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Je dirai l'innocence en butte à l'imposture,
Et le pouvoir inique, et la vieillesse impure,
L'enfance auguste et sage, et Dieu, dans ses bienfaits,
Qui daigne la choisir pour venger les forfaits.
Ô fille du Très-Haut, organe du génie,
Voix sublime et touchante, immortelle harmonie,
Toi qui fais retentir les saints échos du ciel
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Suzanne ]
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Poèmes
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Magellan, fils du Tage, et Drake et Bougainville
Et l'Anglais dont Neptune aux plus lointains climats
Reconnaissait la voile et respectait les pas.
Le Cancer sous les feux de son brûlant tropique
L'attire entre l'Asie et la vaste Amérique,
En des ports où jadis il entra le premier.
Là l'insulaire ardent, jadis hospitalier,
L'environne : il périt. Sa grande âme indignée,
Sur les flots, son domaine, à jamais promenée,
D'ouragans ténébreux bat le sinistre bord
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L'Amérique ]
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Poèmes
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Si d'un mot échappé l'outrageuse rudesse
A pu blesser l'amour et sa délicatesse,
Immobile il gémit, songe à tout expier.
Sans honte, sans réserve, il faut s'humilier
Églé, tombe à genoux, bien loin de te défendre ;
Tu le verras soudain plus amoureux, plus tendre,
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Art d'aimer, fragment 6 ]
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Poèmes
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Qu'il est doux, au retour de la froide saison,
Jusqu'au printemps nouveau regagnant la maison,
De la voir devant vous accourir au passage,
Ses cheveux en désordre épars sur son visage !
Son oreille de loin a reconnu vos pas :
Elle vole, et s'écrie, et tombe dans vos bras ;
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Art d'aimer, fragment 8 ]
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