poésie par Tristan Corbière
Vos marins de quinquets à l'Opéra ... comique,
Sous un frac en bleu-ciel jurent « Mille sabords! »
Et, sur les boulevards, le survivant chronique
Du Vengeur vend l'onguent à tuer les rats morts.
Le Jùn'homme infligé d'un bras—même en voyage—
Infortuné, chantant par suite de naufrage ;
La femme en bain de mer qui tord ses bras au flot;
Et l'amiral ***—Ce n'est pas matelot!
—Matelots—quelle brusque et nerveuse saillie
Fait cette Race à part sur la race faillie!
Comme ils vous mettent tous, terriens, au même sac!
—Un curé dans ton lit, un' fill' dans mon hamac!—
Commenter |
|
Lire la suite
Matelots
|
|
Point n'ai fait un tas d'océans
Comme les Messieurs d'Orléans,
Ulysses à vapeur en quête....
Ni l'Archipel en capitan;
Ni le Transatlantique ardant
Qu'une chanteuse d'opérette.
Commenter |
|
Lire la suite
Gens de mer
|
|
PAR UN MOBILISÉ DU MORBIHAN
Moral jeunes troupes excellent.
(OFF.)
Qui nous avait levés dans le Mois-noir—Novembre—
Et parqués comme des troupeaux
Pour laisser dans la boue, au Mois-plus-noir—Décembre—
Des peaux de mouton et nos peaux!
Qui nous a lâchés là: vides, sans espérance,
Sans un levain de désespoir!
Commenter |
|
Lire la suite
La pastorale de,Conlie
|
|
DE
TU-PE-TU
C'est au pays de Léon.—Est vite petite chapelle à saint
Tupetu. (En breton: D'un côté ou de l'autre.)
Une fois l'an, les croyants—fatalistes chrétiens—s'y rendent
en pèlerinage, afin d'obtenir, par l'entremise du Saint, le
dénoûment fatal de toute affaire nouée: la délivrance d'un
malade tenace on d'une vache pleine; ou, tout au moins, quelque
signe de l'avenir: tel que c'est écrit là-haut.—Puisque cela
doit être, autant que cela soit de suite ... d'un côté ou de
l'autre—Tu-pe-tu.
Commenter |
|
Lire la suite
Saint Tupetu
|
|
O fortunatos nimdim, sua si....
VIRGILE.
C'est le bon riche, c'est un vieux pauvre en Bretagne,
Oui, pouilleux de pavé sans eau pure et sans ciel!
—Lui, c'est un philosophe-errant dans la campagne;
Il aime son pain noir sec—pas beurré de fiel....
S'il n'en a pas: bonsoir.—Il connaît une crèche
Où la vache lui prête un peu de paille fraîche,
Il s'endort, rêvassant planche-à-pain au milieu,
Commenter |
|
Lire la suite
Un riche en Bretagne
|
|
|
Hidldo!
Ils sont fiers ceux-là!... comme poux sur la gale!
C'est à la don-Juan qu'ils vous font votre malle.
Ils ne sentent pas bon, mais ils fleurent le preux:
Valeureux vauriens, crétins chevalereux!
Prenant sans demander—toujours suant la race,—
Et demandant un sol,—mais toujours pleins de grâce.
Là, j'ai fait le croquis d'un mendiant à cheval:
Commenter |
|
Lire la suite
hidldo
|
|
O belle hospitalière
Qui ne me connais pas,
Vierge publique et fière
Qui m'as ouvert les bras....
Rompant ma longue chaîne,
L'eunuque m'a jeté
Sur ton sein royal, Reine!
Commenter |
|
Lire la suite
Liberta
|
|
«C'est ainsi que j'expiai par ces larmes
écrites la dureté et l'ingratitude de
mon coeur de dix-huit ans. Je ne puis
jamais relire ces vers sans adorer cette
fraîche image que rouleront éternellement
pour moi les vagues transparentes et
plaintives du golfe de Naples ... et sans
me haïr moi-même; mais les âmes pardonnent
là-haut. La sienne m'a pardonné.
Pardonnez-moi aussi, vous!!! J'ai pleuré.»
Commenter |
|
Lire la suite
Le fils de Lamartine et de Graziella
|
|
ALL' SOLE, ALL' LUNA
ALL' SABATO, ALL' CANONICO
E TUTTI QUANTI
—CON PULCINELLA—
Il n'est pas de Samedi
Qui n'ait soleil à midi;
Commenter |
|
Lire la suite
Sonneto a napoli
|
|
Pompeïa-station—Vésuve, est-ce encor toi?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
—Du bon temps où la foi transportait la montagne—
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi:
Tu te détachais noir, sur un fond transparent,
Commenter |
|
Lire la suite
Vésuves et cie
|
|
| << Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>
| | Résultats 1 - 10 sur 93 |
|
|