Deux Merveilles de l'Univers
Tiennent en leurs mains ma fortune,
Et leurs appas sont bien divers :
Car l'une est blonde, & l'autre brune.
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L'égalité De Charmes
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MADRIGAL
Soupir, subtil esprit de flame
Qui sors du beau sein de Madame,
Que fait son coeur aprens-le moy?
Me conserve-t'il bien la foy?
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Le Soupir Ambigu
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STANCES
Vieux Singe au visage froncé
De qui tous les Pages se rient,
Et dont le seul nom prononcé
Fait taire les enfants qui crient.
Vieux simulachre de la Mort,
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La Gouvernante Importune
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SONNET
Voyant dessouz un Ciel ma Clorinde en langueur,
Mille Amours desolez pleurent de son martire,
S'entredisans tout bas, que la mesme rigueur
Qui change ses beautez, destruira leur Empire.
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Les Medeçins Téméraires
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SONNET
Europe s'apuyant d'une main sur la croupe
Et se tenant de l'autre aux cornes du Taureau,
Regardoit le rivage & reclamoit sa troupe,
Qui s'affligeoit de voir cet accident nouveau.
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Le Ravissement D'Europe
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Je croyois que vous eussiez
Mille vertus heroïques,
Je croyois que vous feussiez
De ces esprits angeliques,
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La Palinodie
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STANCES
Je veux eslever jusqu'aux cieux
Un objet qui plaist aux beaux yeux
Que les miens treuvent adorables :
Et monstrer avecque raison
Qu'entre les couleurs agreables,
Le vert est sans comparaison.
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Les Louanges Du Vert
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SONNET
Meurs, timide penser, ennemy de ma joye,
Qui portes dans mon sein la tristesse & la mort :
Mes jours furent filez d'une si belle soye
Que je n'ay point à craindre aucun funeste sort.
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Inquiétudes Appaisées
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Beau Monstre de Nature, il est vray, ton visage
Est noir au dernier point, mais beau parfaitement :
Et l'Ebene poly qui te sert d'ornement
Sur le plus blanc yvoire emporte l'avantage.
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La Belle Esclave More
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Celle dont la dépouille en ce marbre est enclose
Fut le digne sujet de mes saintes amours.
Las ! depuis qu'elle y dort, jamais je ne repose,
Et s'il faut en veillant que j'y songe toujours.
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Sur un tombeau
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