Tandis que je me rasais ce matin, étirant et soulevant un peu mes
lèvres pour avoir une surface plus tendue, bien résistante au rasoir,
qu'est-ce que je vois ? Trois dents en or ! Moi qui n'ai jamais été
chez le dentiste.
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On peut voler
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Je me couche toujours très tôt et fourbu, et cependant on ne relève aucun travail fatigant dans ma journée.
Possible qu'on ne relève rien mais moi, ce qui m'étonne, c'est que je
puisse tenir bon jusqu'au soir, et que je ne sois pas obligé d'aller me
coucher dès les quatre heures de l'après-midi.
Ce qui me fatigue ainsi, ce sont mes interventions continuelles.
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Une vie de chien
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(in Mes propriétés)
En sortant, je m'égarai. Il fut tout de suite trop tard pour reculer. Je me trouvais au milieu d'une plaine. Et partout circulaient de grandes roues. Leur taille était bien cent fois la mienne. Et d'autres étaient plus grandes encore.Pour moi, sans presque les regarder, je chuchotais à leur approche, doucement, comme à moi-même :
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Un homme perdu
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Dans la brume tiède d'une haleine de jeune fille, j'ai pris place
Je me suis retiré, je n'ai pas quitté ma place.
Ses bras ne pèsent rien. On les rencontre comme l'eau.
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La jeune fille de Budapest
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J'ai vu l'homme.
Je n'ai pas vu l'homme comme la mouette, vague au ventre, qui file rapide sur la mer indéfinie.
J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé et qui cherchait. Il avait le
sérieux de la puce qui saute, mais son saut était rare et réglementé.
Sa cathédrale avait la flèche molle. Il était préoccupé.
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Qu'as tu fait de ta vie, pitance de roi ?
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Tu
t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
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Ma vie
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…Et voyageant ainsi qu'on fait en rêve, elle arrive au milieu d'une peuplade de nègres.
Et là, suivant la coutume qui s'attache aux fils de roi, l'enfant royal
est nourri par la mère et par la nourrice. Mais à la nourriture on ne
laisse qu'un sein. L'autre est sectionné et la poitrine est plate comme
celle d'un homme (sauf le nœud de la cicatrice).
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rêve de moore
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J'étais en plein océan. Nous voguions. Tout à coup le vent tomba. Alors l'océan démasqua sa grandeur, son interminable solitude.
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ma vie s'arrêta
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Je peux rarement voir quelqu'un sans le battre.
D'autres préfèrent le monologue intérieur.
Moi non. J'aime mieux battre.
Il y a des gens qui s'assoient en face de moi au restaurant et
ne disent rien, ils restent un certain temps, car ils ont décidé de manger.
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mes occupations
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Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
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le grand combat
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