poésie et poème de Petrus Borel
J'habite la montagne et j'aime à la vallée.
LE VICOMTE D'ARLINCOURT.
Ô toi, dont j'avais fait l'emplette
Pour danse au bois neige-noisette !
L'as-tu toujours, ma Jeanneton,
Ton jupon blanc, ton blanc jupon ?
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L’Incendie du bazar
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Hélène ; je vous suis tout vendu.
AUGUSTUS MAC KEAT.
Viens, accours, fille jolie !
Viens, que j'oublie en ton sein
Le chagrin,
Qui, partout, dans cette vie,
Suit le pauvre pèlerin ;
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La Soif des Amours
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Ah ! c'est très-bien !...
LA CAMARADERIE.
Très peu.
Idem.
Dieu ! Manon, comment es-tu faite ?
Ton mouchoir est tout déprimé,
Et sur le dos de ta jaquette
Le vert gazon est imprimé.
De cueillir au bois l'aveline,
Venir à minuit ?... Vous mentez !
Sortez d'ici, sortez, coquine !
Ah ! je vois que vous en goûtez !
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Origine d’une Comtesse
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À Henri de Labattut.
—
Venez, Bretons, venez sous ces érables,
Venez danser au son de nos bignous ;
Venez sourire à mes chansons aimables :
Dans mon printemps j'ai dansé comme vous ;
Mais je faiblis et penche vers la tombe,
Demain, hélas ! mes doigts seront glacés !...
Venez apprendre, avant que je succombe,
Les vieux refrains dont je vous ai bercés.
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Le vieux Ménétrier breton
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De bonne foi, Jules Vabre,
Compagnon miraculeux,
Aux regards méticuleux
Des bourgeois à menton glabre,
Devons-nous sembler follet
Dans ce monde où tout se range !
Devons-nous sembler étrange,
Nous, faisant ce qu'il nous plaît !
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À Jules Vabre, architecte
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Sur le refus du tableau, la Mort de Bailli, par le jury
E dolce il pianto piu ch'altri non crede.
PETRARCA.
Laisse-moi, Boulanger, dans ta douleur profonde
Descendre tout entier par ses noirs soupiraux ;
Laisse immiscer ma rage à ta plainte qui gronde ;
Laisse pilorier tes iniques bourreaux ;
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Sur le refus du tableau, la Mort de Bailli, par le jury
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À Alphonse Brot, poète.
—
J'écoutai longtemps, et je me persuadai bientôt
que cette harmonie était moi...
BUFFON.
Oh ! que j'aime à rêver, seul, amoureusement,
A ma large croisée au vent du soir béante !
Libre de tous soucis, dans le vague flottante,
Mon, âme alors s'entr'ouvre au plus doux sentiment.
Sous les doigts aimantins de ce muet délire,
Ma nature s'émeut, vibre comme un lyre !
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Ma Croisée
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Oh ! que n'ai-je vécu dans le beau moyen âge,
Age heureux du poète, âge du troubadour !
Quand tout ployait sous l'esclavage,
Lui seul n'avait que le servage
De sa lyre et de son amour.
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Odelette
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À Philadelphe O’Neddy, poète
—
L’un se fait comte au bas d’un madrigal ;
Celui-ci, marquis dans un almanach.
Mercier.
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Heur et malheur
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À André Borel.
—
Pauvre bougre !
Jules JANIS
Là dans ce sentier creux, promenoir solitaire
De mon clandestin mal,
Je viens tout souffreteux, et je me couche à terre
Comme un brute animal.
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Hymne au Soleil
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À D. Krafft.
Ne puis-je donc aller fumer où il me plaira le
cigare de mon existence ?
AUTEUR CONNU.
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L’Aventurier
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Tout meurt.
Gérard
Le monde est un pipeur...
Imitation de J.-C. traduction en vers de P. Corneille.
La mort sert de morale aux fables de la vie.
La vie est un champ clos de milliaires semé,
Où souvent le champion se brise tout armé
À l’unième... Or, voilà le destin que j’envie !
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Rêveries
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