poésie poésie poésie poésie
Poésie
Accueil
Les derniers poèmes
Forum
poésie
Les liens
Publier un texte
événements poétiques
poesies
Poésie du 20 ème siècle
Poésie du 19 ème siècle
poésie poème et poète
Poésie du 17ème siècle
Poésie du 16ème siècle
Poésie anglo-saxonne
Poésie anglaise
Poesie turc
Contes textes enfants
poésie brésilienne

Accueil arrow poésie ancienne arrow Poésie du 17ème siècle arrow Jean De La Fontaine arrow Fables Livre 1 arrow L'Oeil du Maître

L'Oeil du Maître

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
Un Cerf s'étant sauvé dans une étable à boeufs
Fut d'abord averti par eux
Qu'il cherchât un meilleur asile.
Mes frères, leur dit-il, ne me décelez pas :

Je vous enseignerai les pâtis les plus gras ;
Ce service vous peut quelque jour être utile,
Et vous n'en aurez point regret.
Les Boeufs à toutes fins promirent le secret.
Il se cache en un coin, respire, et prend courage.
Sur le soir on apporte herbe fraîche et fourrage
Comme l'on faisait tous les jours.
L'on va, l'on vient, les valets font cent tours.
L'Intendant même, et pas un d'aventure
N'aperçut ni corps, ni ramure,
Ni Cerf enfin. L'habitant des forêts
Rend déjà grâce aux Boeufs, attend dans cette étable
Que chacun retournant au travail de Cérès,
Il trouve pour sortir un moment favorable.
L'un des Boeufs ruminant lui dit : Cela va bien ;
Mais quoi ! l'homme aux cent yeux n'a pas fait sa revue.
Je crains fort pour toi sa venue.
Jusque-là, pauvre Cerf, ne te vante de rien.
Là-dessus le Maître entre et vient faire sa ronde.
Qu'est-ce-ci ? dit-il à son monde.
Je trouve bien peu d'herbe en tous ces râteliers.
Cette litière est vieille : allez vite aux greniers.
Je veux voir désormais vos bêtes mieux soignées.
Que coûte-t-il d'ôter toutes ces araignées ?
Ne saurait-on ranger ces jougs et ces colliers ?
En regardant à tout, il voit une autre tête
Que celles qu'il voyait d'ordinaire en ce lieu.
Le Cerf est reconnu ; chacun prend un épieu ;
Chacun donne un coup à la bête.
Ses larmes ne sauraient la sauver du trépas.
On l'emporte, on la sale, on en fait maint repas,
Dont maint voisin s'éjouit d'être.
Phèdre sur ce sujet dit fort élégamment :
Il n'est, pour voir, que l'oeil du Maître.
Quant à moi, j'y mettrais encor l'oeil de l'Amant.



Commenter
Flux RSS des commentaires

Commenter
  • Les messages comportant des attaques verbales contre les personnes seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
Nom
E-mail
Site web
Titre
BBCode:Web AddressEmail AddressBold TextItalic TextUnderlined TextQuoteCodeOpen ListList ItemClose List
Commentaire



Code:* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront

 
< Précédent   Suivant >
Messages du forum
Cinquante ans sans guerre c'est long
Jean 16-05-08
tell me
ninia 07-05-08
tell me
ninia 07-05-08
Re:vie et péché
Paula 06-05-08
vie et péché
ninia 06-05-08
Citations
Les citations
Les meilleures citations
citation amitié
Citations humoristiques
Citations sur la folie
Soumettre une citation
Proverbes
slam de poésie
pilote le hot
poésie citation
La poésie du Brésil en photos
poésies citations amoureuses
news de célébrités
La Manivelle théâtre
Sphèremétisse
Plan du site
Chercher ?
 
www.poesie-citation.info