En dehors des deux rives enrichies de légendes
Excepté le poids lourd des récits amplifiés
Par les apports nouveaux des générations
Rien ici ne suscite le moindre intérêt
Le fleuve s’écoule tranquille
Et semble charrier l’ennui
Du ciel souvent sombre au-dessus de la ville
Descendent parfois
Des poussières d’étoiles
Au coeur de la nuit sur le toit des maisons
Sur les arbres du parc
Et même au fil de l’eau
Perturbant les poissons
Qui ne demandent rien
De plus que la paix de l’onde
Devant ce tableau
Où la tristesse abonde
Il n’arrive parfois
De m’interroger
Sur le destin des choses
Et la marche du monde
© Jacques Herman - 2007
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