Que faire du temps
Qui passe et qui blanchit
Nos cheveux tandis
Que nos rides se creusent
Et que dire à ceux qui
N’ont cure de la
Grande Faucheuse
Et préfèrent à tout prendre
Un jour imprévu
Se rendre
A son appel
Entre ses doigts crochus
Et cherchent avant tout
A passer inaperçu
Quand le vent mauvais
Les emporte au-delà
De la dernière porte
Plus personne ici-bas
Ne perçoit leurs cris d’horreur
Ni les tristes échos
Des déchirements intérieurs
Ils passent encore inaperçus
Ils passent encore inaperçus
© Jacques Herman - 2007
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