|
Et voilà dans l'air du soir
Les effluves mourants du jour
Résidus de carburants
Fragrances estivales
Odeurs persistantes de plats cuisinés
Avec amour
Parfums divers accrochés aux nuages
Et qui retombent à travers
Une pluie fine légère
Qui roule sur les toits
Des maisons de la ville
Nous traînons le pas
Dans les rues
Le square
Et sur la place du Marché
Un chat traverse en courant
La grande Avenue
De la Liberté
La lune dans le noir
Aujourd'hui paraît verdâtre
J'accélère le pas
Je longe le canal
Le Café des Amis
Vient de fermer ses portes
La fatigue m'envahit
Incommensurable
Encombrante
Pesante comme un étau
© Jacques Herman - 2007
|