Je suis le calendrier têtu et contrarié
Les jours me pressent de me hâter
Je ne puis m’attarder rêver, dormir
Les heures défilent dans un délire
Calendrier de l’avant-veille
Demain je froisserai le vieux mois
Qui puis-je ? on me pousse à la débâcle
J’accorderais du crédit au jour qui suit
Calendrier, je fuis la dictature
J’épingle les secondes irritées
Les heures culbutent ma patience
Les années se fanent, je me lasse
Calendrier, je parade au mois de janvier
Les vœux étrennent mon importance
Mon incognito d’une salve est salué
Le jour de l’an à mes côtés s’honore
Raymonde verney
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